interstices.io « L’interstice est un espace de relations humaines qui, tout en s’insérant plus ou moins harmonieusement et ouvertement dans le système global, suggère d’autres possibilités d’échanges que celles qui sont en vigueur dans ce système. » Esthétique relationnelle, Nicolas Bourriaud, Les presses du Réel, 2001 Bonjour ! Nous sommes Alexandre Liziard et Étienne Ozeray, étudiants en fin de cycle de design graphique. Nous consacrons cette année à mener à bien notre projet de diplôme. Ce site est notre carnet de bord. En savoir plus

Comment, en tant que designers graphique, intégrer les paradigmes ayant été mis en œuvre dans les interstices  ➞* * «Ce terme d’interstice fut utilisé par Karl Marx pour qualifier des communautés d’échanges échappant au cadre de l’économie capitaliste, car soustraite à la loi du profit: troc, ventes à perte, productions autarcique, etc. L’interstice est un espace de relations humaines qui, tout en s’insérant plus ou moins harmonieusement et ouvertement dans le système global, suggère d’autres possibilités d’échanges que celles qui sont en vigueur dans ce système.» Nicolas Bourriaud, Esthétique relationnelle, Les presses du Réel, 2001, p16 du libéralisme économique régissant notre société, à savoir la libération des outils matériels et intellectuels par la contribution, l’échange et l’ouverture, pour contribuer au développement d’un design non plus constitué d’un corps de spécialistes détachés du réel mais d’individus intégrés à la collectivité, dans le but de favoriser l’autonomie et l’émancipation individuelle et sociale?

Ce «Grand projet» naît d’une volonté commune de contribuer activement – dans la lignée des contre-cultures passées – aux alternatives qui ont fait ce qu’est la culture libre aujourd’hui ; il nous faut donc définir ce qu’est faire du design aujourd’hui, ré-interrogeons nos façons de faire, re-pensons nos outils, concevons ces outils, interrogeons les processus, interrogeons les utilisateurs, interrogeons les financements, prenons garde à ne pas se faire aspirer dans une sphère mercantile, apprennons à faire plus avec moins, à ne plus faire seul mais à plusieurs.

Nous sommes convaincus que le design graphique n’existe que par et pour l’environnement culturel et social où il évolue, il faut prendre garde à ne pas en faire un outil superficiel, un simple cosmétique. Nous nous attachons à mettre notre pratique au service de nécessités plutôt que d’en créer. Nous croyons et voulons participer au développement d’un design responsable, basé sur la contribution, l’échange et l’ouverture et militer pour une libération des savoirs, des outils et du travail. Il nous faut sortir de la passivité technique, ne plus se laisser guider par nos outil mais en être acteur. Nous devons donc sans cesse ré-interroger leur place, ne pas se contenter d’outils préétablis et limités mais de les adapter aux nécessités. Nous devons placer l’outil au cœur de notre processus de travail et le considérer comme vecteur de sens plutôt qu’instrument d’exécution. Le designer graphique, en tant qu’expert en mise en forme, contribue à la circulation du savoir en la rendant lisible et compréhensible. Il est donc un des enjeux majeurs de nos recherches de développer des outils favorisant la mise en commun des savoirs et de contribuer à leur mise en forme.
L‘outil tenant une place majeure dans le processus de création, il est nécessaire que celui-ci soit «convivial»  ➞**** Ivan Illich, La Convivialité, Seuil, 1973 c’est à dire qu’il doit être ouvert dans son utilisation, ceci permettant l’expression libre de celui qui l’utilise. La libre circulation du savoir, détachée de considérations mercantiles ou égotiques, contribue au développement et à l’épanouissement individuel et social. L’autonomie dans le travail entend minimiser les contraintes hiérarchiques traditionnelles pour le considérer comme un accomplissement de soi plutôt qu’un devoir. Cette posture tend à se défaire de l’homme machine au profit de l’homme créateur.

Contact Nous voulons que cette initiative naisse de plusieurs voix, de réflexions et de dialogues multiples entre camarades, amis, professeurs, designers, architectes, vidéastes, musiciens, danseurs, peintres, chômeurs, millitants, etc. Elle doit être l'addition d'une bande de je où chacun mène ses affaires et amène ses savoirs. Contactez, contribuez, proposez, critiquez, commentez, réfutez, saluez, etc, à l'adresse bonjour [at] interstices [point] io. Colophon Ce site est propulsé par le CMF libre ProcessWire et composé grâce au caractère typographique libre Gap Sans. L'ensemble du contenu disponible sur ce site est placé sous licence libre Creative Common Attribution - Non Commercial - Share Alike (CC BY-NC-SA) à l'exception des contenus extérieurs conservant leurs propres licences.

Art & design

le 15-04-2015 Toestand

Toestand

«La Réactivation (par l’usage) de bâtiments abandonnés ou oubliés, de terrains et d’espaces (public) à l’aide de l’organisation de centres cosio-culturels temporaires et autonomes. Le dialogue, la création, l’autonomie et l’action, c’est notre devise.»

http://toestand.be/

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le 02-03-2015 Collectif ne Rougissez pas

Collectif ne Rougissez pas

«Le collectif NRP rassemble graphiste, plasticien, cinéaste, sérigraphe, illustrateur autour du rêve comme moteur de fabrication collective.»
Retrouvez les copains par ici. Un poil de générosité dans ce monde de brut ne fait de mal à personne, ça nous fait même du bien. Longue vie à eux.

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le 26-02-2015Aram Bartholl Dead Drop

Dead Drop Aram Bartholl

‘Dead Drops’ is an anonymous, offline, peer to peer file-sharing network in public space. USB flash drives are embedded into walls, buildings and curbs accessible to anybody in public space. Everyone is invited to drop or find files on a dead drop. Plug your laptop to a wall, house or pole to share your favorite files and data. Each dead drop is installed empty except a readme.txt file explaining the project. ‘Dead Drops’ is open to participation.

https://deaddrops.com/

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le 23-02-2015 Le bord des mondes

Le bord des mondes

Le Bord des Mondes
Exposition 18/02/2015 - 17/05/2015
Palais de Tokyo – Paris

Peut-on faire des oeuvres qui ne soient pas «d’art»? C’est en s’interrogeant avec Duchamp sur l’essence de la création et ses territoires que le Palais de Tokyo explore les mondes interstitiels, à la lisière de l’art, de la création et de l’invention. L’exposition Le Bord des mondes invite à un voyage aux confins de la création, en révélant les prodigieuses recherches et inventions de visionnaires au-delà du territoire traditionnel de l’art. Des créatures de plage géantes de Theo Jansen aux étonnants chindogu de Kawakami Kenji en passant par les poétiques attrape-nuages de Carlos Espinosa, l’exposition invite à emprunter des sentiers interdits et à chevaucher sur la faille qui habituellement sépare la création artistique et l’invention créative. A la lisière de l’art et de l’invention, l’exposition fait voler en éclats les frontières entre les mondes, entre territoire artistique identifié et mondes parallèles absents du système de l’art, en explorant le fécond précipice qui peut les unir.

Commissaire: Rebecca Lamarche Vadel

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le 03-02-2015Cyril makhoul & Theo Revelen Bernard Extraits de l'arène

Extraits de l'arène Cyril makhoul & Theo Revelen Bernard

«Le scandale, il y a un siècle, résidait dans toute négation un peu tapageuse, elle réside aujourd’hui dans toute affirmation qui ne tremble pas.»

MONTER DANS LA RUE

Comment réaliser un projet sur la place publique qui mette en relation les personnes présentes sans tomber dans une forme populiste et consensuelle ou à contrario, en se situant dans un champs spécialisé trop difficilement atteignable, créant un écart autoritaire et élitiste? Dans les multiples tentatives que les artistes expérimentent pour créer des lieux et des moments de relation avec le public ces deux travers sont les plus courants. Soit l’intervention nous laisse une aigre impression démagogique, soit un sentiment d’exclusion s’empare de nous et l’on se sent mis à l’écart voire méprisé par un art dont la ou les formes, bien que s’inscrivant dans un espace commun, ne semble pas désirer l’apport et le contact avec et de ceux qui l’habitent. Excluant tout rapport, toute interaction, tout échange. Nous avons mis en place un outil autonome qui est là où il est. Qui n’avance ni ne recule. Qui se tient là mais avec lequel on peut entrer en action, en dialogue, qui est littéralement une source potentielle de paroles et de pensées. Un objet qui préexiste à la situation, non généré par elle mais qui modifie la conjoncture dans laquelle il arrive. L’échange sous-entend changement d’état. Dans un sens comme dans l’autre.

Il n’y à qu’à interroger les gens! La quasi totalité des personnes étrangères au monde de l’art n’y comprennent rien et se sentent démunies par l’élitisme artistique. Pourtant l’on sait que des tentatives comme celle du Xerox Book de Seth Siegelaub ou encore la liste de chiffres de Dan Graham publiée dans les colonnes du Harper’s Bazaar ont étés ‘néanmoins perçus comme le mode artistique le plus ésotérique et élitiste et ce malgré leur volonté réelle de ne faire qu’un avec les modes de diffusion classiques et prétendument accessibles que sont le journal, le magazine et la photocopie. Pourtant nous ne voulons pas nous résigner à choisir entre un art sur-référencé s’adressant à des spécialistes et un art populiste aux formes agissantes comme d’énièmes indices à une trace qu’en nous on ne connaît que trop bien et dont la reconnaissance, éminemment rassurante, s’opérerait par un bref coup d’oeil.

Il nous semble qu’avec cette proposition nous avons réussi à déborder, de manière toute relative, cette dichotomie embarrassante.

Il nous a donc fallu prendre position sur la place publique tout en gardant une distance. Nous ne voulons pas fusionner. La confrontation enrichit. Pour nous même et puis, peut-être mais nous ne le saurons jamais vraiment, pour les autres.

QUANT À LA MISE EN PLACE INÉVITABLE D’UNE ÉCONOMIE

Nous n’avons pas employé de chemins de traverse dans l’élaboration du projet.

Thomas Hirschhorn dans l’entretien réalisé à la suite de son obtention du prix Marcel Duchamp, affirme que tout projet artistique requiert inévitablement la mise en place d’une économie. Cette économie doit être spécifique au projet. Il s’agit donc bien de définir en amont celle-ci, de la choisir et non de la subir. Nos coulisses ici sont saines de tout paradoxe. L’ensemble des constituants physiques du projet, en passant par les modules de bois de ce que l’on appellera ‘l’arène’, du papier sur lequel les fac-similés sont imprimés, ainsi que l’ensemble des matériaux annexes utilisés sont issus d’un processus de vol, de détournement ou de récupération.
Nous plaçons l’ingéniosité et la débrouille comme étant les deux forces sur lesquelles nous comptons pour mener à bien nos réalisations.

Cela est essentiel pour nous, d’avoir pu prouver, dans ce projet qui constitue une plate-forme au sein de laquelle la diffusion libre s’opère, qu’on n’est jamais réellement forcé de recourir aux méthodes de la société marchande. Nous dépendons de l’espace public réel. Non pas des espaces marchands que l’on confond trop souvent avec l’endroit de la rue. Nous nous sommes appuyés sur cet espace. La ville est notre grenier, notre atelier, notre galerie, nous nous y servons, nous nous en servons, nous la transformons.

Ainsi nous avons fait le choix de ne pas renoncer à ce projet pour cause de manque. Nous avons réussi à obtenir ce dont nous avions besoin pour fonctionner. Les moyens sont illégaux mais nous avons jugés les buts suffisamment légitimes. Comment aurions nous pu réaliser la même opération en passant par des moyens légaux et une économie conventionnelle? Obtenir les autorisations ainsi que les fonds nécessaires pour l’ensemble de l’opération aurait pris plusieurs mois et se serait soldé, tout simplement, par un échec. Afin d’éviter le non-lieu nous avons décidé de prendre le chemin le plus court, le plus efficace, le plus économe.

Les outils et matières premières, disponibles en grande quantités dans nos métropoles, utilisés à des fins qui ne nous satisfont pas et payés en grande partie par l’argent public sont des outils qui, techniquement, nous appartiennent. Nous sommes allés la nuit sur de nombreux chantiers, nous y avons pris ce dont nous avions besoin pour réaliser ces modules. Le jour nous avons rassemblé nos ouvrages, ceux de nos amis. Ceux que nous avions lu mais qui n’étaient pas en notre possession ont étés empruntés en bibliothèque. Dans un souci d’efficacité nous avons réduit les opérations plastiques à leur minimum. Les textes ont étés scannés puis imprimés en quinze exemplaires. Les planches, en bois de coffrage, ont étés carottées afin que des tasseaux puissent s’y enfiler et créer rapidement une structure aisément transportable, montable, montrable, et dont le minimalisme structurel propose une forme lisible quant à sa fonction. Claire, impactante visuellement et spatialement. La formule est simple et peut être par tous et partout reproduite.

L’ensemble est une prise de position franche et sans détour. Il ne s’agit pas d’une énième opération communicante en faveur de la culture, du livre ou du ‘savoir’ sur la place publique. Il s’agit de constituer une bibliothèque de fac-similés disponibles ici et maintenant, immédiatement.

«On s’installe partout!» était le mot d’ordre du festival des éditions libertaires que nous clôturions par cet événement. Partout? En tout cas là, sur la place sans tenter de séduire le passant.

«Nous admettons la nécessité de trouver de l’argent, qu’importent les moyens, parce qu’il est présentement impossible de s’en passer (…)»

Cet état d’esprit nous l’avons rencontré au coeur du squat avec lequel nous avons collaboré, disqualifiant le caractère impossible de l’utopie pour proposer une T.A.Z effective.

AU SUJET D`UN OUTIL DISPONIBLE

Ainsi ce que nous avons crée et pensé est un outil. Un outil qui s’ancre dans le physique du monde. Une base open-source concrète et sculpturale.

Un outil disponible dont nous invitons ceux qui le souhaitent à se saisir.

S’en saisir dans la forme et la méthode. Il n’y a pas de brevet, pas d’appartenance. Nous ne sommes pas particulièrement attachés à la forme mise en place. Cette forme à été permise par une situation spécifique, certains instruments disponibles, certaines proximités. Plus que cette forme, ce sont les attitudes, les méthodes et les expériences que nous souhaitons partager. Nous pensons que l’outil doit etre construit et développé en cohérence avec le but qu’il sert. Ainsi cet outil spécifique devrait, selon nous, être mis en place selon des modalités économiques sinon similaires tout du moins cohérentes avec l’utilisation et le but que ses auteurs lui prévoient. Les situations sont multiples et si d’autres structures apparaissent ailleurs nous ne les maîtriserons pas.

À l’époque où même le Do It Yourself se retrouve transformé en pure esthétique. Où l’on trouve chez le libraire branché du coin de petits modes d’emplois dessinés à la ligne claire nous apprenant à transformer une bouteille de coca-cola en piège à guêpe ou à créer un abat-jour à l’aide de dessous de cup-cakes home-made, nous voulons réaffirmer la nécessité d’une simplicité franche dans la relation à l’autre via le co-développement et la concrétisation d’un projet, d’une idée, d’une vue.

Il nous semble juste aujourd’hui, au vu de la manière dont la première expérience en situation publique s’est déroulée que nous avons donné naissance à un outil valable.
Cet outil sert à circonscrire un espace, permet le conciliabule et la diffusion de l’écrit.

Nous avons travaillé de manière contextuelle. C’est à dire que nous avons pris en compte les particularités du lieu dans lequel nous savions que nous allions intervenir. Mais le projet n’est pas une simple sculpture. Tout est à prendre en compte: le transport, le public, la circulation de celui-ci, l’économie, la météo...

Adapter les formes et la fabrication de ces dernières en définissant au préalable et selon la situation des objectifs réalisables mais ambitieux.

Plus encore que la forme présente ce jour là, nous nous intéressons aux multiples flux et points de contacts qui constituèrent l’élaboration de la situation et qui la perpétueront, L’avant et l’après.

Le but pourtant n’est pas l’adaptation parfaite mais plutôt de réussir à créer le juste trouble: une manoeuvre de capoeira.

Quoi qu’on trouve à en dire notre posture est artistique mais si elle ne l’était pas nous n’en aurions pas grand chose à faire.

Car son but n’est pas d’être une oeuvre d’art. Nous voulions créer une chose oeuvrant à la propagation d’un corpus théorique écrit liant essais politiques, romans, philosophie, esthétique, poésie… en un lieu et un moment donné et ce gratuitement.

Une plate-forme de dispersion.

Imaginer cet outil et lui faire prendre forme est un geste artistique mais peu nous importe de garder jalousement le privilège de cette création dans le champ corporatiste de l’art contemporain.

Nous l’offrons à qui veut bien s’en saisir, comme nous mettons en transport certaines des idées qui nous sont chères via ces quelques lignes.

Visons haut!

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le 06-01-2015 Open Source Publishing

Open Source Publishing

«OSP makes graphic design using only free and open source software—pieces of software that invite their users to take part in their elaboration. Founded in 2006 in the context of Brussels art organisation Constant, the OSP caravan now comprises a group of individuals from different background and practices: typography, graphic design, cartography, programming, mathematics, writing, performance. Through a collaborative practice, they work on workshops, commissioned or self-commissioned projects, searching to redefine their playground, digging towards a more intimate relation with the tools.

OSP has worked with organisations both large and small, and collaborated with individual artists. They have organised workshops at many art schools (Royal College of Art, Merz Akademie, Piet Zwart Instituut) and festivals (Vietnam Open Design Week, Festival de Chaumont). Finally, in divided Belgium, they have won both the most beatiful book of Flanders and the most beatiful book of Brussels/Wallonia. For a complete list, see the Curriculum.
True to their name, OSP publishes all the the source files to their projects through their website http://osp.constantvzw.org.

How do we work?

OSP is a collective—or more specifically, a caravan. When a new collaboration comes in (contact), we create in-between us a team to take it on: usually 2 to 4 designers. Two of the designers become “la conscience”, which means that they are responsible for communication with the client/collaborator.

During the job, we work together using a versioning system that houses all the files for the project. This system is accessible for the client, and also for the outside public. We are Open Source publishing, after all!»
Source
Site

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le 24-11-2014 AAA. Corp.

AAA. Corp.

«Pensées et conçues comme des moyens d’intervenir localement et temporairement dans l’espace public, les actions et les activités artistiques de AAA. Corp. visent, non pas à faire œuvre en créant des objets exposables, et par là à prendre place sereinement dans le champ de l’art contemporain, mais à créer un contexte ou une situation à construire et à vivre en commun.» ➞x««Tu n’auras pas ma voix grand voix» quelques éléments de réflexion autour du collectif AAA. Corp.» Michel Gaillot, de(s)générations numéro 02, février 2007

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le 03-11-2014 Thomas Hirschorn

Thomas Hirschorn

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le 03-11-2014 Hardcore - Vers un nouvel activisme

Hardcore - Vers un nouvel activisme

Exposition – Catalogue

Ce texte a été initialement publié dans les archives du Palais de Tokyo, à Paris.


A.A.A. CORP., Jota Castro, Shu Lea Cheang, Minerva Cuevas, Alain Declercq, Michel Dector Michel Dupuy, etoy.CORPORATION, Kendell Geers, Guerrilla Girls On Tour, Johan Grimonprez, Clarisse Hahn, Ocean Earth, Gianni Motti, Henrik Plenge Jakobsen, Anri Sala, Santiago Sierra, Sislej Xhafa.
L’exposition "Hardcore" présente le travail d’artistes de générations et de nationalités différentes qui, seuls ou en groupe, dessinent un nouvel activisme qui n’est plus dans la logique contestataire des années 60 et 70. Héritiers de la chute des idéologies, ces artistes sont des activistes "isolés" formant des groupuscules qui positionnent l’art comme levier de transgression pour brouiller les cartes et mieux infiltrer les incohérences et les déviances du système. Si les artistes ont toujours été des "hackers du réel", ceux réunis dans l’exposition proposent un langage et une forme d’intervention activistes, parce qu’ils tentent de transmettre, à l’instar d’une radio pirate, une vision critique et alternative d’un contexte social, économique et politique. À chaque fois, l’action ou l’œuvre de ces artistes tient lieu de manifeste. Commissariat: Jérôme Sans.

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